Colloque Le Pont 2020

Changement climatique et les ouvrages de génie civil

1996 – 2020. 25ème édition

Le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) ne cesse de nous alerter sur les conséquences du changement climatique et nous apporte depuis ces dernières années, de nombreux témoignages sur les risques correspondants aux effets du dérèglement climatique. La mer monte ! Les cours d’eau baissent ! Les glaciers diminuent ! Et nous devons faire face à de plus en plus de périodes de sécheresses, d’inondations, de tempêtes, de cyclones, etc…
Loin d’un effet de mode, nos ouvrages de génie civil sont confrontés à tous ces phénomènes. Une grande majorité des ponts et des ouvrages de soutènement ont les pieds dans l’eau des rivières et des fleuves. Il en est de même pour les ouvrages construits en bordure du littoral maritime. Les éboulements et glissements de terrain affectent les ouvrages de soutènement.

La communauté d’ouvragistes génie civil se mobilise fortement sur les conséquences de ce changement climatique. Elle ne porte pas son expertise sur les causes, mais sur le constat qu’elle en fait et alerte les gestionnaires d’ouvrages sur les conséquences que ces effets pourraient avoir à courts et moyens termes si rien n’est fait pour les protéger.

La 25ème édition de ce colloque sera donc presqu’entièrement consacrée aux effets du changement climatique sur les ouvrages d’art.
Nous y retrouverons Bojidar Yanev, fréquemment invité dans cette manifestation qui nous fera part de la position américaine sur ce même sujet.
Brice Lalonde participera à la traditionnelle table ronde pour nous faire part, en tant qu’ancien ministre « vert », de ses convictions d’écologiste sur ces phénomènes.
Pietro Teatini, professeur à l’Université de Padoue (Italie) nous parlera d’un projet très original pour lutter contre l’enfoncement de Venise.
En parallèle, l’entreprise Omini Demolizioni Industriali, qui a déconstruit le pont Morandi à Gênes en juin 2019 viendra nous décrire l’originalité de la méthode utilisée.

La soirée du 13 octobre se tiendra dans l’enceinte de l’Hôtel Saint Jacques qui borde la rive gauche de la Garonne en aval immédiat du fabuleux Pont-Neuf. Construit au XIIème siècle, cet Hôtel, plus connu des toulousains sous le nom d’Hôtel Dieu, fût un des premiers centres hospitaliers français. Il s’y tient d’ailleurs un musée très original sur la médecine au travers des âges.
Vous pourrez également admirer Rocher de Callèbe qui, attenant au mur de l’Hôtel Saint Jacques était en fait une des piles du Pont-Vieux de Toulouse (XII°s). Ce « rocher » a servi pendant longtemps pour supporter la fameuse Gabio (cage) où l’on enfermait les femmes fautives pour leur faire prendre un bain forcé.

La troisième et désormais traditionnelle journée (pour ceux qui voudront bien s’y inscrire), nous conduira dans l’autre capitale du Sud-Ouest, Bordeaux. Nous visiterons le pont Chaban-Delmas et son mécanisme permettant le levage du tablier et nous découvrirons Cité du Vin.

Encore un programme riche, qui n’aura de sens que par l’écho de votre participation.

Merci d’avance, et à bientôt

Christian Tridon
Président de l’association « Le Pont »

Voir le programme 2020